L'Autre

Souvent, j’estime ne partager que peu d’intérêts en commun avec ce que j’appellerai les ‘’autres’‘. C’est en tous cas la perception que j’ai de ma propre existence dans le monde des ’‘autres’‘. Pourtant, je suis loin d’être asocial ou fermé comme je vous imagine déjà le penser. J’ai pour nature de conceptualiser l’existence humaine donc d’inclure automatiquement une certaine considération pour le monde des ’‘autres’‘ malgré le fait que j’ai souvent du mal à y trouver ma place:

À l’opposé des ‘’autres’‘, les rassemblements sans raisons valables m’ennuient.
À l’opposé des ’‘autres’‘, les tendances trop prononcées m’agacent.
À l’opposé des ’‘autres’‘, chercher l’acceptation sociale des tiers ne m’est pas nécessaire pour vivre.
À l’opposé des ’‘autres’‘ mon monde n’est pas qu’extérieur mais grandement intérieur.
À l’opposé des ’‘autres’‘, pour comprendre et avancer je ne peux ignorer l’abstrait.

Attention, à chacun sa définition de l’autre! Je ne considère pas ‘’l’autre’‘ comme un être sans valeur, bien au contraire, je pense même qu’il pourrait même donner plus de sens à son monde (i.e sa vie). Mon objectif n’est pas de dénigrer la conception de la vie faite par les ’‘autres’‘, car dénigrer est un jugement de valeur. Mon jugement face à l’inconnu et donc ’‘l’autre’‘ doit toujours être un jugement factuel et logique: la neutralité axiologique. Voir, constater, penser devraient découler sur un jugement factuel et non pas sur l’idée reçue, arrêtée ou réductrice définie par l’opinion publique.

L’individu considéré comme ‘’autre’‘ par un tiers a évidemment la liberté de considérer ce dernier comme tel en retour. Donc, Je suis à juste titre un ’‘autre’‘ vivant dans son monde étranger aux ’‘autres’‘.

En partant du prédicat que l’homme est né libre et ‘’autre’‘, pourquoi ce dernier ne pourrait, malgré ses valeurs et croyances, ne pas cultiver les différences de son (’‘autre’‘) prochain? Pourquoi l’étrangeté fait-elle fuir? alors qu’elle devrait finalement nous pousser à la comprendre, à nous rassembler pour l’intégrer. Le but de ce texte n’est ni de changer les mentalités ni la face du monde. Il n’en a pas, d’ailleurs, la consistance. Il est plutôt de rappeler aux lecteurs, qui se reconnaîtront à travers celui-ci, que le culte de la différence, la communication, la curiosité sont des voies royales vers la compréhension de soi et d’autrui.

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